24.09.2009
Je suis une blogueuse américaine
C'est fou comme un parisien a du mal à s'occuper dans une (toute) petite ville de province (chronomètre en main: 3 minutes et 9 secondes à pieds pour parcourir les deux tiers du centre-ville)... Ce soir, j'ai fait un truc que les parisiens font... Alors que je suis dans une ville dans laquelle il fait plus de trente degrés au soleil, je suis allé m'enfermer dans une salle obscure pour voir un film que je n'avais même pas très envie de voir à la base, après avoir vérifié qu'il était bien projeté ce soir... Ah là là, ma réputation de pimbêche n'est vraiment pas usurpée.
Je suis donc allé voir Julie and Julia de Nora Ephron. En VF. Bah oui, ici, pas question de compter entendre les voix des acteurs.
Bon, au final, c'est un film très hollywoodien, qui, contre toute attente, ne m'a pas du tout donné faim, même s'il s'agit d'une histoire vraie, pas trop mal jouée (évidemment, comme d'hab', Meryl Streep tire son épingle du jeu).
Sans crier au chef d'oeuvre, ça ne m'a pas déplu... Peut-être parce qu'il est question d'une blogueuse à laquelle il aurait finalement été difficile que je ne m'identifie pas au moins par moments: un mari charmant (so do I), un blog intéressant (so do I et pas le droit de me contredire!), des gens qui l'appellent pour lui demander si ça va bien dès qu'elle écrit un truc un peu plus mollasson que d'habitude (so do I)...
Et surtout ce truc déjà entendu qui m'a tourné dans la tête un bon moment. A la suite de LA scène d'engueulade du film (oui, c'est une comédie américaine alors forcément...) le mec hurle à sa blogueuse: "pas question de raconter ça sur ton blog!" Et elle qui écrit quand même en effaçant tout juste avant d'appuyer sur "publier"...
Une impression de déjà vécu ça!
23:45 Publié dans Blogue me, Blogue moi, Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : julie and julia, meryl streep, nora ephron, nico l'épicier ne sait plus parler français
01.07.2009
The way it makes me feel
J'avais oublié que mon blog était rouge, tiens! J'avais même oublié qu'un jour Ditom avait pu être mon surnom.
Mon blog est comme Michaël Jackson pour moi: j'avais oublié son existence, et constater qu'il est mort me rend nostalgique... Parfois.

Bon pas trop non plus... Sinon, vous connaissez Dubrovnik? Si oui, c'est le moment de m'écrire tout ce qu'il ne faut pas rater là-bas en commentaire ou par mail...
Dépêchez-vous, c'est pour bientôt!
15.05.2009
Baby Boooooooom!

22:18 Publié dans Autour de nous, Me, Myself and I, O Buro | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, enceinte, adoption, nico l'épicier est enceinte aussi
03.05.2009
Trente-trois
Il fallait bien que ça arrive un jour... J'ai trente-trois ans. L'année a été riche. Et je me sens de mieux en mieux. Alors même si, comme chaque année, je déprime un peu aujourd'hui, je me retourne et je regarde le chemin parcouru. Et l'année a été riche. Très riche.
Je ne sais pas pourquoi c'est un cap trente-trois ans (et ne me dites pas que c'est parce que c'est l'âge du Christ, hein...) Je me sens juste de plus en plus proche de moi.
Alors je me souhaite que cette année soit meilleure que celles qui ont précédé mais moins bonne que celle qui la suivra.
Et merci à celui qui se reconnaîtra pour avoir rendu inoubliable l'année de mes trente-deux ans.
20:26 Publié dans Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, trente-trois ans, nico l'épicier est jeune, enfin plus tout à fait
30.04.2009
Psyshow
Extrait d'un rendez-vous du mardi soir:
La psy:
Avez-vous subi la perte d'un membre de votre famille ou d'un proche avant l'âge de 6 ans?
Moi:
Aïe... Je n'avais jamais pensé à relier ces deux éléments.
La psy:
Je pense que nous avons touché un point central.
... Oui, je pense aussi.
10:49 Publié dans Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, psy, nico l'épicier vomit sa mortadelle
11.02.2009
Je vous entends
Des vieux expriment leur mécontentement...
Mon voisin, sensiblement du même âge que moi, me regarde en souriant.
Et soudain, je réalise: sa chambre est en dessous de la mienne, il entend tout...
Je souris en rougissant.
... J'ai passé le reste de l'assemblée générale à feuilleter l'ordre du jour.

21:04 Publié dans Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, voisin, nico l'épicier pense que ces choses doivent rester intimes
10.02.2009
Vincent et moi


Ai-je déjà mentionné le fait que j'étais quelqu'un de jaloux? Oh... Pas à outrance, je ne crois pas en être arrivé au stade pathologique, mais je ressens parfois cette petite piqûre, là, juste vers le plexus, qui m'indique que je suis contrarié par telle ou telle petite remarque...
Un exemple??? Vincent Delerm. Il est frêle, il parle plus qu'il ne chante, il représente à lui seul tout ce que Paris et Rouen compte de bobos (je n'aime pas les bobos...), il plaît aux minettes qui dorment sous la petite niche qu'elles ont créée à son attention - bougie parfumée à la vanille devant, poster derrière - parce qu'il les fait se sentir si intelligentes lorsqu'elles s'approprient les références qu'il ne cesse d'égrenner au fil de chacun de ses textes.
Et ce même Vincent fait craquer plus qu'il ne l'avoue mon petit tiqui taqui... Alors, puisque la meilleure défense, c'est l'attaque, à la suite de la sortie du dernier album du rouennais, qui, je me dois de le reconnaître, est plutôt pas mal ficelé et agréable à écouter, je lui ai offert des billets pour le concert d'hier soir, à la Cigale.
Alors, sur le coup, galvanisé par la présence de mon cher SpicyNico qui pense, comme moi, que le name droping est un art facile et que les chansons de Delerm sont écrites en deux minutes sur un coin de table, j'avoue que j'ai assisté légèrement impassible au show de Delerm faisant du Delerm, se pastichant lui-même avec sa fausse coolitude et ses phrases à rallonge qui montrent qu'il décrypte parfaitement la société et la pauvre vie de monsieur toutlemonde dans laquelle, et c'est là qu'il est fort, il s'inclut complètement.
Et puis, même si je regrette que les arrangements du dernier album, beaucoup plus travaillés que ceux des précédents, n'aient pas été mieux mis en valeur, je dois avouer que je me suis laissé prendre... Et qu'aujourd'hui, de jolies images, quelques notes agréables et quelques bons mots me restent dans la tête.
Oui, aujourd'hui, je dois l'avouer: j'ai passé un bon moment avec Vincent... Alors ne faites pas comme moi si vous y aller: ne boudez pas votre plaisir, c'est du temps perdu. Même si on ne peut nier que son parcours est fait de quelques facilités, que, même ses quelques réflexions vaguement politiques sont bêtement démagos (du style Sarko c'est pire que Chirac... Nananèreu!) ses mélodies, ses textes et les quelques tableaux qu'il brosse restent dans la tête... C'est déjà pas mal, non?
Et puis finalement, il trouve qu'il a les dents pourries, qu'il fait vieux et que je suis mieux... Alors je n'ai plus de problème avec Vincent Delerm.
13:46 Publié dans Me, Myself and I, Musique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, vincent delerm, allan et louise, concert à la cigale, nico l'épicier préfère le parmesan en copeaux
09.02.2009
Je suis influençable...
Puisque celui-là, mon jumeau, mon parrain de blog, mon ami qui m'accompagne dans l'adversité d'un concert de Vincent Delerm ce soir, a décidé de recommencer à écrire, en changeant soit disant tout (je suis sûr que c'est de l'esbrouffe), mais aussi parce qu'il me nomme l'ancienne pétasse dans sa blogroll et que je ne peux accepter plus longtemps d'être has been, EH BIEN NON, JE N'ARRÊTERAI PAS!
Mon abonnement est donc renouvelé... Attendez-vous à..... Ouhhhhhh... Au moins deux notes par an sur les trois prochains mois (je sais que ça ne veut strictement rien dire).
Bon, faut que je bouge...
J'emporte mon tiqui-taqui et nous allons peut-être voir l'expo David La Chapelle (si nous avons le temps avant Vincent)... Quelle vie de rêve hein?

15:01 Publié dans Blogue me, Blogue moi, Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, david la chapelle expo monnaie de paris, nico l'épicier est ressucité!
22.01.2009
Je suis...
Paris est un village... Un village doux et rassurant, un village parfois énervant... Un village que j'aime, un village qui me protège, un village dans lequel respirent, jouent, remuent des tas de gens qui me sont chers.
Un village dans lequel j'ai mon cocon avec mon chat et celui que j'aime à l'intérieur. Un village dans lequel se trouve mon aire de jeux stressants qu'on appelle "Bureau".
Quand j'écris tout cela, je me rends compte que je ne fais pas mes choix par hasard. Certains sont faits pour le changement permanent, pour la fuite en avant. Moi non. Je suis fait pour construire, pour m'établir, pour essayer de trouver le bonheur là où je suis et non pour rêver d'un mieux ailleurs. Je me suis toujours dit que ceux qui fuyaient emportaient leurs problèmes avec eux. Je me suis toujours dit qu'il fallait être un peu fou pour avoir envie de quitter ceux qu'on aime, même (surtout?) par cupidité ou par ambition professionnelle.
Et pourtant, fuir pour ne pas décevoir ceux que l'on aime, ceux qui sont persuadés que l'on est un être d'exception alors que l'on est juste soi, est parfois tentant non?
Juste un message personnel en levant les yeux au ciel: Je n'ai pas envie de m'enfuir, juste celle de passer ma vie près de ma maison.
Enfin moi je ne suis pas fou. Je l'espère.
Je ne suis pas aventurier non plus. Je ne suis pas génial. Je ne suis pas sage. Je ne suis pas sûr de tout. Je ne suis pas sans peur et sans reproche.
Mais je suis, j'aime, je souris, je taquine... Et je découvre la série "Weeds"... Alors autant en profiter...
Bonne année au fait.
20:52 Publié dans Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, je suis..., spicynico s'est transformé en michel sardou
22.11.2008
Là où la mouche m'emmène

Est-ce cette mouche auvergnate qui m'a piqué? Est-ce mon âge qui avance? Est-ce la sagesse qui pointe le bout de son nez?
Mon angoisse laisse de plus en plus souvent la place à la sérénité, au bonheur, à l'envie. C'est formidable pour moi, hein... Mais qu'est-ce que c'est chiant de lire un blogueur heureux!
Je lutte pourtant pour entrer dans une dépression profonde qui pourrait me permettre de vous faire profiter à nouveau de mes cris du coeur et de cette lassitude si rassurante pour le lecteur qui découvre avec délectation qu'il y a "pire que soi"... Si si, ne mentez pas, je fais pareil lorsque je vais lire certains blogs que je ne citerai pas...
Ce que j'écris n'est pas sain du tout et ça me rappelle une anecdote.
Il y a quelques années, dix ans déjà pour tout dire, alors que j'étais étudiant, j'ai dû, mon Dieu comme c'est vulgaire, travailler (pas) pour vivre pendant mes vacances d'étudiant... Pour tout dire, je distribuais des prospectus devant la fac de médecine de Lyon... Ce job alimentaire m'a permis de faire la connaissance de gens un peu cons, mais aussi de personnes d'horizons complètement différents: moi, le juriste, Bruno, l'étudiant en médecine, Alexandra, la paumée (elle m'en voudrait mais elle ne me lira jamais alors...) et Séraphine, la littéraire et mon alter ego féminin, qui est, depuis devenue l'une de mes plus grandes amies.
Même si Séraphine et moi avons ressenti immédiatement ce coup de foudre amical qui n'arrive que très rarement (quatre fois pour l'instant dans ma (plus si) courte vie), nous nous plaisions à fréquenter les deux autres qui nous amusaient beaucoup, voire représentaient un sujet d'étude et d'étonnement pour nous.
Alexandra avait toujours une cigarette dans la bouche et vivait en collocation avec une pompier lesbienne un peu braque. Son look approximatif et ses petits yeux mi-dépressifs mi-amusés nous intriguaient... Il nous semblait toujours qu'elle venait de se réveiller ou que l'un de ses neurones était sur le point d'exploser...
Bruno, quant à lui, étudiant modèle, propre sur lui et certainement puceau, était un garçon plein de questions. Et je pense que Séraphine et moi l'étonnions autant, sinon plus, qu'il ne nous étonnait. D'ailleurs, je pense pouvoir affirmer qu'il en pinçait un peu pour elle, comme la moitié des hétéros qu'elle croisait.
Nous formions un quatuor assez mal assorti mais qui, finalement, fonctionna assez bien pendant un temps... Evidemment Séraphine et moi étions plus mondains, plus volubiles, moins dépendants des deux autres mais il nous était agréable de retrouver les deux autres et de commémorer ces jours où, sous un soleil de plomb, nous distribuions ces prospectus qui nous faisaient rire plutôt qu'autre chose...
... Jusqu'au jour où, alors que nous nous trouvions dans ce que je pourrais certainement qualifier de plus mauvais restaurant indien de la ville de Lyon, Bruno, qui était de plus en plus mal dans sa peau au fur et à mesure que les mois passaient, nous a fixés, Séraphine et moi, avec un air peu expressif et nous a lancé: "vous me déprimez tous les deux parce que vous semblez trop heureux."
Inutile de vous dire que nous n'avons pas du tout apprécié et que nous avons brisé d'un seul coup sec ce petit groupe pour construire notre belle relation bilatérale bien plus enrichissante. Il n'empêche que cette anecdote m'a fait prendre conscience qu'il est dans la nature humaine d'avoir besoin de ressentir le malheur des autres pour se convaincre que, finalement, sa propre vie est belle ou, à tout le moins n'est pas si moche. L'Homme est un loup pour l'Homme disait le vieux Thomas.
Enfin au moins, si vous êtes arrivés jusque-là, cet article pourra vous amener une satisfaction: vous rassurer en vous disant que je suis bien plus chiant que vous lorsque je raconte mes histoires d'ancien combattant...
Je fais les dîners de cons mais je prends très cher!

19:48 Publié dans Blogue me, Blogue moi, Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, thomas fersen, les mouches, amitié, spicynico rêve que j'achète mes petits fours chez auchan












