05.08.2008

Toutoute première fois

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J'ai beau avoir 32 ans, j'ai beau avoir les chairs flasques, j'ai beau adopter parfois un air aussi accablé que la dame ci-dessus et j'ai beau écouter de la grande musique que les jeunes ne savent plus apprécier, eh bien n'empêche que je vis encore des premières fois. Moins nombreuses certes... Mais parfois plus savoureuses.
Celle que je vais vous raconter date de ce week end... J'aurais du mal à dire si elle fut agréable ou non, mais c'est le lot des premières fois.
Avant toute chose, il faut que je vous dise que ce week end j'étais à Lyon chez mes parents. Puisque vous le demandez, j'ai passé un moment très agréable: temps beau et chaud, certains lyonnais au physique avantageux légèrement vêtus et surtout ma mère en vacances donc un peu moins stressée qu'à l'accoutumée et ce n'est pas du luxe.
Samedi soir, dans la moiteur de Lyon, nous avons décrété que nous avions envie d'une glace. Et en la matière nous avons notre petit rituel ... Nous nous rendons systématiquement chez le glacier qui se trouve dans la rue principale des restaurants à Lyon... La mienne était bonne, bien que  beaucoup trop volumineuse, j'en ai laissé la moitié. J'ai souvent les yeux plus gros que le ventre, mais c'est une autre histoire.
Bref, à la suite de cette petite escapade, nous rentrons chez mes parents et, tandis que nous montons les escaliers, l'un de leurs voisins, un type au physique charmant, descend en me jetant un regard.
A ce stade, il faut que je vous informe de l'une des qualités de mon père: il parle de tout avec tout le monde. Lorsque j'étais adolescent, je supportais d'ailleurs assez mal ce travers, sachant que si nous allions, par exemple, au restaurant, il finirait forcément pas apostropher notre voisin de table ou le patron du restaurant pour lui parler de tout et de rien.
Mon père commence donc à entrer en conversation avec ce jeune homme que, visiblement, il connait déjà et je ne peux m'empêcher de me dire qu'il est assez sex (le jeune homme pas mon père, hein)... Et, évidemment, comme je suis le seul  à lui être inconnu, il me présente, tout en ajoutant: "vous avez à peu près le même âge...". En moi même, je ne peux m'empêcher de me retrouver, comme lorsque j'étais enfant, dans la situation désagréable de celui qui a besoin de ses parents pour l'introduire (c'est comme cela que l'on dit) auprès de ses futurs camarades de jeu.
J'esquisse alors un sourire en répondant: "je ne sais pas... J'ai trente-deux ans", certain qu'il est plus vieux que moi. Et le voisin, dévoilant un sourire craquant me regarde et me lance "Ah! Moi j'ai trente ans". Je pense immédiatement qu'il faudrait que je lui fasse un petit topo sur les crèmes anti rides... Enfin peu importe...
Il me tend la main et se présente. Il a un prénom à son image: charmant. Et, ne se déparant pas de son sourire il me dit "eh bien Ditom, je ne sais pas si tu as des projets ce soir, mais je sortais justement. Si ça te tente..."
Je crois bien que je suis tombé mentalement de l'escalier à cet instant (j'ai du d'ailleurs arborer une moue proche de celle de Jeanine sur la photo ci-dessus). Vous saisissez: pour la première fois de ma vie, je me suis fait draguer devant papa et maman! MAIS QUELLE HORREUR!
Je l'ai donc regardé dans les yeux et lui ai lancé avec un joli sourire: "désolé, c'est gentil, mais là je suis un peu fatigué..." Non mais... Quand je viens voir mes parents c'est pour voir mes parents. Pas pour me lancer dans un corps à corps fougueux avec un éphèbe... Je suis sûr que vous auriez réagi pareil... Non?
Epilogue: le lendemain de cette histoire, forcément, j'ai pris le TGV dans l'autre sens... A mon arrivée, un coup de fil de ma mère, l'air hilare qui m'indique  "eh bien dis donc, il est accro le voisin. Il n'avait jamais frappé chez nous mais ce soir il est venu sous le prétexte de nous emprunter un mixeur. Et il a demandé si tu étais toujours là".
Qui a dit que j'étais un garçon facile?

31.07.2008

Quand le vernis craque...

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J'ai toujours aimé le petit couple qui habite deux étages au dessous de mon appartement.
 
Elle: petite, blonde, suédoise, un peu boulotte avec un joli sourire.
 
Lui: grand, black, beau gosse à l'attitude très cool... Le genre de mec sportif et sain que j'aurais bien choisi comme grand-frère.
 
Ils ont aussi un chien de pédé: tout petit et à poils long... Il est tellement petit qu'il ne peut pas descendre les escaliers tout seul et qu'elle est obligée de le porter. Oui, moi aussi ça me rappelle quelqu'un... Sauf que moi j'arrive quand même à descendre les escaliers tout seul.
 
Depuis trois ans et demi que j'habite cet immeuble, je les croise, je parle parfois un peu avec eux... Bref, nos rapports sont sympas mais un peu limités. Je ne sais pas s'ils se sont vraiment posé la question de ma préférence sexuelle vu la neutralité de nos échanges.
 
Mais pourquoi parler d'eux aujourd'hui pensez-vous?
 
Eh bien parce qu'avant-hier, alors que je montais mes six étages avec le morceau ci-dessus dans les oreilles, je me suis un peu pris pour Madonna, genre je roule du cul suggestivement et en rythme pour monter les escaliers, je chante en play back (je connais tellement bien les paroles que Madonna elle-même se demanderait si ce n'est pas vraiment moi qui chante), et je roule les yeux pour exprimer le fameux "je suis une salope, je te veux et je t'aurai" à l'attention de mon public imaginaire.
 
Premier étage: impec.
 
Deuxième étage: impec.
 
Troisième étage: impec... Enfin jusqu'à l'avant dernière marche... Un je ne sais quoi me pousse à lever la tête et à regarder en face de moi... Et là je tombe nez à nez avec la blonde, son chien dans les bras, qui attend que je veuille bien me presser pour monter (oui, vous avez remarqué que ce morceau n'est pas spécialement rapide...) la bouche élargie par un superbe sourire...
 
Pffff... J'ai eu tellement honte que je lui ai lancé un sourire en omettant de lui dire bonjour et en activant le pas pour être hors de sa vue le plus rapidement possible...
 
Je crois que mes voisins ne se posent plus de question sur ma sexualité (ou sur ma débilité) maintenant.
 
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28.07.2008

Une marche après l'autre

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(oui... Je sais... Whitney. En fait ce n'est pas vraiment du Whitney mais du Annie Lennox... Et ça change tout!)
 

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J'admets que la note précédente était un tantinet déprimante, que je n'étais pas dans l'un de mes meilleurs jours. Heureusement, ma collègue blonde est réapparue ce matin, fraîche comme la rosée et a recommencé à gueuler contre tout. Il y a des habitudes qui, décidément ne se perdent pas. Elle me file une pêche d'enfer. Grâce à elle, je suis conscient qu'il faut que je me tire vite fait de cette taule.

Ce matin, j'ai aussi pris mon parti de pas mal de choses. Il y a pire que de revenir de Guadeloupe à la fin du mois de juillet alors qu'il n'y a personne dans Paris et que l'accalmie du bureau est telle que l'on pourrait entendre les mouches voler (si les TGV ne passaient pas devant mon bureau sans relâche bien évidemment.) Il y a pire que d'avoir une mère dont le bonheur de vous voir tout un week end avant de partir en vacances est tellement intense qu'elle ne peut contenir les accents joyeux de sa voix. Il y a pire que de retrouver des amis qui vous attendent à Paris les bras ouverts et les yeux emplis de tendresse. Il y a pire que de vivre aux côtés de celui qui, sans broncher, accepte de se faire taillader la main par votre chat en furie ou qui dort mal tout simplement parce que vous n'avez pas l'air d'être en grande forme.

Avoir couché quelques angoisses ici, avoir évoqué quelques pistes avec un ami me suffit pour comprendre que tout est lié. Le vide intérieur, le vide sur ce blog, l'absence de disponibilité pour laisser entrer l'autre, pour s'ouvrir au monde et à ce et ceux qui le compose(nt).

Il s'agit de priorisation. Qui suis-je? Où vais-je? A quoi sers-je?

Je ne peux pas me contenter de ne rien construire, de ne servir à rien. Je ne sais pas encore où je vais. Mais ça y'est, je l'ai ce point de départ... Celui qui va me faire avancer. Je veux construire, je veux que ma vie serve à quelque chose. A quoi? A qui? Quelle direction prendre? C'est ce que je vais chercher cette année. Je ne veux pas que ma trente-troisième année soit vaine. Ce n'est tout simplement pas envisageable. Peut-être que je rendrais service à la Nation en tuant mon notaire avec un couteau de marque, comme Patrick Bateman dans "American Psycho"?

Non, tout bien considéré, je pense que ce ne serait pas la meilleure voie. J'ai donc décidé que le mois d'août serait rempli de bons moments en tous genres et de pré-reprise de ma vie en mains. J'ai décidé que le mois de septembre serait celui du démarrage d'une nouvelle thérapie, ma thérapie du 21ème siècle (j'ai interrompu la dernière en 1999). Il me reste à trouver le/la psy... Je ne chercherai sûrement pas dans les pages jaunes... Si vous avez des adresses, je suis preneur.

Reconsidérer mes priorités, passer plus naturellement du discours à l'action, reprendre confiance, aller de l'avant, prendre conscience qu'à trente-deux ans le meilleur n'est pas forcément derrière moi, être disponible, lâcher prise...

Non, il ne s'agit pas d'un extrait de Biba recopié à la hâte sur un coin de papier brouillon ni d'une application un peu conne de la méthode Coué. Il s'agit seulement d'en terminer avec cette angoisse qui m'étreint par moments, sans crier "gare!", sans que je puisse en identifier précisément les causes.

Brick by brick, step by step...

Et puisque je n'ai pas organisé de séance "diapos" voici un petit souvenir de ces trois dernières semaines:
 
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27.07.2008

Not a love song

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Le retour.

 

Tout est calme. Tout est silencieux. C'est ce que je veux. Je ne veux voir personne. Je me sens moche. Le retour est douloureux. 

 

Le retour est douloureux parce que je me retrouve face à celui que je suis, celui que je suis devenu, celui que je n'aime pas.

 

Je n'aime pas ce que je fais de ma vie. Je n'aime pas mon boulot. Je n'aime pas ma passivité devant cette situation. Je n'aime pas ma peur de bouger. Je n'aime pas l'ennui dans lequel je m'installe. Je n'aime pas l'absurdité de me lever pour aller travailler pour gagner de l'argent pour manger et pour me loger pour pouvoir continuer à travailler pour gagner de l'argent pour manger et pour me loger. Je n'aime pas la sensation de ne rien accomplir d'important. Je n'aime pas la connerie répétitive de la vie. Je n'aime pas ma peur du risque et de l'échec. Je n'aime pas ma peur de vieillir et d'oublier. Je n'aime pas mon notaire qui ne répond pas aux nombreux messages que je lui laisse. Je n'aime pas les problèmes d'argent. Je n'aime pas la culpabilité de ne pas voir suffisamment les miens. Je n'aime pas avoir besoin d'être seul pour ne pas montrer celui que je suis devenu. Je n'aime pas ma peur de finir seul. Je n'aime pas ma peur de voir mourir ceux que j'aime. Je n'aime pas me demander à quoi ressemblera le monde le jour où ma mère mourra.  Je n'aime pas la tristesse. Je n'aime pas la mélancolie. Je n'aime pas ma peur du vide. Je n'aime pas la peur d'être seul à vivre l'instant, de ne pas partager. Je n'aime pas ma collègue d'en face. Je n'aime pas mes collègues. Je n'aime pas l'idée que mon chat ait assisté pour la première fois à des rapports sexuels entre hétéros (là, je plaisante... Et de toute façon ce n'est pas avéré.)

 

Je n'aime pas la fin des vacances, la fin du soleil trop chaud, de l'eau translucide, de notre coquille à deux.

18.07.2008

Shut up and let me go

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Heure de publication: 14 heures.

Jour de publication: le 18 juillet 2008.

Moment pile du décollage de l'avion qui m'emmène vers la Guadeloupe... (Quoi? Encore? Et merci de ne pas me rappeler que la saison des pluies démarre dans quelques jours... Nous on a commandé du soleil alors...)

Chat: laissé chez une amie (Je vais tellement lui manquer... Comme je le comprends! Je me manquerais aussi beaucoup si je ne partais pas avec moi).

Poils en trop: éliminés.

Crème solaire: dans la valise... Mais je veux quand même une marque de maillot digne de ce nom en rentrant...

Jour de retour: le 26 juillet 2008.

 

Now shut up and let me go! 

12.07.2008

Syracuse, Taormine, Messine, Christine et Dave

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Une semaine de glande à Paris en perspective et après la Guadeloupe. Je me sens tout bizarre. Je suis revenu hier soir, après un voyage de plus de dix heures - eh oui, l'Italie du Sud c'est vachement loin - et c'est comme si j'étais dans un rêve. Je ne matérialise pas bien les choses, je n'ai pas l'impression de me retrouver dans mon cadre de vie habituel, je ne sais pas quoi faire de toute cette liberté.

 

Ce matin, je suis dans mon lit, je joue avec mon chat et je me tape toutes les émissions immobilières de discovery real time. Ces émissions finissent d'ailleurs par me gaver à force. Je me sens un peu larvesque. J'ai vu tellement de monde toute la semaine, même sans réellement fréquenter toutes ces têtes croisées au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner, que je me sens un peu asocial aujourd'hui.

 

Alors cette semaine?  

 

Je dois avouer que nous ne savions pas trop à quoi nous attendre, le canidé et moi, en réservant ce voyage un peu à l'arrache sur vacancescheap.com, d'autant plus qu'au mois de juin, l'hôtel ayant sans doute quelques problèmes de remplissage, des affiches en quatre par trois vantant justement cet hôtel se sont multipliées dans le métro...  Du coup, nous avions un peu peur de la beaufitude absolue.  Mais de toute façon, ce n'était pas le contact avec les autres que nous étions allés chercher là-bas mais une semaine de repos face à la mer avec quelques trucs à voir autour, histoire de ne pas moisir autour de la piscine avec du Milli Vanilli à donf dans les oreilles...

 

Alors bon, ce n'était pas cher (même si j'ai appris par Jean-Claude et Christiane à la fin du séjour, que certaines personnes, qui avaient réservé avant nous avaient payé près de 200 euros plus cher par personne et par semaine que nous) et nous avons pardonné les quelques imperfections de ce petit voyage, telles que la surprise en apprenant au départ que nos numéros de vols n'avaient pas été confirmés par notre voyagistes auprès de la compagnie aérienne ou les 6 heures d'escale à Turin (un aéroport un peu minable je dois dire, même si ça m'a permis, au retour d'aller faire un petit tour en ville avec Christiane et Jean-Paul - qui, à 14 heures, en était déjà à sa huitième bière et m'a avoué tout en me payant le repas, que son fils ne voulait plus le voir, me laissant un peu mal à l'aise -) 

 

Pour le reste, nous étions les deux seuls petits pédés du club... Une vraie gay pride à nous tous seuls pendant toute la semaine. D'ailleurs, nous ne nous sommes pas vraiment privés d'admirer avec des yeux d'amour quelques petits serveurs assez excitants (même si ils avaient le bassin large). On a fait les Jeanine et Germaine pendant tout le séjour déversant notre flot de critiques souvent étouffées par nos rires aigus à propos de tout le monde (par exemple les beaufs moches et gros qui ont pris l'avion avec nous et nous ont regardés de travers dès le début du séjour...)

 

Mais surtout, nous n'avons eu besoin ni d'internet, ni de la télé grâce à une dame exquise d'une soixantaine d'années, toute blonde, que j'ai appelé Christine Boutin dès le début, rapport à son gabarit un peu dense et à son look approximatif. Elle était mariée avec un mec qui ressemblait à Dave. Notre histoire d'amour avec elle a démarré dans le bus qui nous conduisait de l'aéroport à l'hôtel, l'animatrice distribuant des petits bracelets permetttant au staff de l'hôtel de distinguer que nous étions des français voyageant en "all inclusive". L'animatrice a indiqué que les bracelets étaient de couleur différente pour les moins de dix huit ans et a demandé qui était mineur dans le car... Eh bien Christine, toute à sa joie d'avoir chaussé ses lunettes de soleil Chanel, qu'elle n'a plus quittées jusqu'à la fin du séjour (y compris à l'intérieur), a levé le doigt en souriant. Et mon cher compagnon, avec sa voix qui porte un tantinet m'a déclaré très fort "ça y'est... On l'a trouvée!". Je ne pense pas qu'elle ait entendu.

 

Et pendant tout le séjour celle-ci nous a régalé de ses tics de visage et de son originalité sous l'oeil mi- gêné, mi-excédé de son mari, Dave, qui avait visiblement renoncé à toute tentative de communication avec cette créature étrange... Par exemple, elle a promené partout ses palmes jaunes dans l'hôtel. Je suis persuadé qu'elle leur a donné un nom à chacune tellement la relation entre elles trois nous a semblée fusionnelle. Elle a également tapé dans ses mains de manière hystérique dans le bus du retour, lorsque celui-ci a passé la chanson du club (parce que oui, il y avait la chanson du club)... Bref, on ne me fera pas avaler qu'elle n'était pas bourrée de médicaments pour agir de la sorte. 

 

Je vous fais grâce de la mère de famille, plutôt mignonne, seule avec ses enfants et sa mère qui s'est tapée tout le club...

 

Bref, nous sommes restés un peu extérieurs à tout cela, presque sauvages et fidèles à l'image de marginaux que se font la plupart des gens par rapport aux gays... Nous avons décalé nos horaires de repas et nous sommes pas mal partis à l'extérieur louant une voiture pour nous échapper en Sicile (ahhhhhh Syracuse!) et ça m'a donné envie d'y retourner dans d'autres conditions.

 

Nous ne nous sommes pas non plus attardés autour de la piscine préférant la plage laissée presque déserte puisque les gens ont préféré s'agglutiner pendant toute la semaine autour de la piscine en profitant du flot ininterrompu de musique assourdissante déversée par les enceintes du club et des jeux apéros (lancer de savate, apprentissage du méringué). Nous n'avons pas assisté non plus aux animations du soir préférant profiter de l'atmosphère romantique de la plage quasiment déserte et des étoiles que nous nous amusions à essayer de distinguer...

 

Tout ça pour dire qu'il est très facile de partir en vacances au club avec vacancescheap.com tout en ne se fondant pas dans le moule proposé par les animateurs et en se jouant des regards en coin signifiant "c'est vraiment n'importe quoi, Robert, maintenant, ils laissent les petits pédés réserver dans les mêmes clubs que nous pour les vacances... Où allons-nous!?! Quel exemple pour NOS enfants!!!!!"

 

Vivement la Guadeloupe!

 

PS: Oui, c'est bien ma trombine que l'on voit en petit dans la mer. Je suis sex là-dessus, non? 

04.07.2008

C'est la récréééééééé!

Trois semaines de récré à glander c'est mieux que bien... Et ça fait deux ans que j'attendais ça!

 

Je me sens léger, les problèmes sont loins, et le taxi est à 5h30 demain matin...

 

Ma sensation, ce soir, se rapproche de la surexcitation que je ressentais quand j'étais petit au moment de ce générique: 

 

 
Tu auras tout ça le mercredi dans récré Adeuuuuuuuuux! 
 
Le bonheur c'est simple comme un peu de culture, non? 
 
Bon allez, je vous laisse la plage m'appelle! J'emmène mon Mac book en Italie et l'hötel est Wi Fi... Non, non... J'dis ça comme ça!  

03.07.2008

Je vais tuer quelqu'un


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Vous trouvez ça sex quand j'écris des titres comme celui-là?

 

Eh bien ce qui se cache derrière ce titre n'est pas sex du tout... Il y a simplement que la période que je traverse actuellement pourrait être nommée conjonction d'incompétences.

 

Je ne suis pourtant pas un cinglé du boulot et dès que j'ai l'occasion de m'évader un peu, tout en maintenant mon pouvoir d'achat, faut pas déconner non plus, je m'adonne à des plaisirs simples tels que ne rien faire en me sentant coupable.

 

C'est une autre histoire... Ce qui fait que j'ai envie de tuer tout le monde au départ, c'est cette histoire de notaire... Plus personne ne s'en souvient aujourd'hui (à part peut-être mes deux premières cop's de blog) mais ce qui m'a amené à m'exprimer ici au départ, le 8 janvier 2007, c'est ma séparation (imminente à l'époque) du mec avec lequel j'avais vécu une histoire de 8 ans. Tout cela est bel et bien de l'histoire ancienne. 

 

Enfin... C'est de l'histoire ancienne dans mon esprit, parce que dans les faits, nous avions acheté un appartement ensemble... Et je procrastine tellement que cet appartement est toujours à nos deux noms... Oui, vous avez bien lu. Un an et demi plus tard, sur le papier, l'appartement dans lequel j'habite et que je paie entièrement appartient toujours autant à mon ex qu'à moi...

 

Conscient de cette situation alarmiste, depuis la fin 2007, je m'active sans compter auprès de ma banque et de mon notaire pour que les choses changent... Et de ce côté là, je n'en peux plus.  

 

Mon banquier est un ami. Je ne suis pas sûr que l'amitié et l'argent fassent bon ménage... Sous prétexte que je suis son ami, au départ, il a un peu traité mon dossier à la légère... Pour la moindre chose que je lui demandais (n'étant pas familier avec tout ce qui est demande de prêt ou acte notarié de partage de soulte... Eh oui, ça s'appelle comme ça!) je me prenais un mois de plus d'expertise dans la tronche...

 

Et moi, quand je ne suis pas content... Eh bien je ne sais pas le dire à un ami. Parce que l'amitié prime sur tout le reste, ce qui est sans doute une erreur parce qu'au final, je me fais avoir... Mais bon. Bref, après avoir signé les papiers de l'assurance de mon prêt quatre fois (oui, vous avez bien lu...) pour cause d'erreurs multiples, nous nous retrouvons début mai et j'ose espérer à cette époque que la signature de l'acte notarié qui fera de moi un heureux propriétaire endetté sur toute ma vie sera programmée dans les quelques jours qui suivent...

 

Que nenni, c'était sans compter sur l'acharnement de mon notaire. Lui, c'est un cas un peu spécial. Notre première rencontre date de la fin août 2007. Il m'avait donné rendez-vous dans les salons d'un hôtel huppé de la rue du faubourg Saint-Honoré. J'ai mis un point d'honneur à trouver un notaire gay... Pas par excès de communautarisme mais par peur d'être mal conseillé par un notaire plus ou moins homophobe. Bref, à l'époque, il m'avait assuré qu'il s'agissait d'un acte très simple qui pouvait être réalisé en quelques jours...


Eh bien, ce n'est pas ce que semble penser son assistante qui s'acharne à toujours me demander un papier supplémentaire (que souvent je dois demander à la direction régionale de ma banque qui met un mois à l'envoyer...) Bref, je ne sais pas combien d'heures je me suis démené à essayer de bouger tout le monde, mais je préfère ne pas y penser... 

 

Il y a quelques jours, l'assistante de mon notaire m'appelle toute fière (j'ai comme un soupçon de QI négatif à propos d'elle, tant elle est capable de complexifier la moindre chose qu'un enfant de deux ans pourrait comprendre...) pour m'annoncer que mon dossier est complet et que nous allons enfin pouvoir signer!

 

Enfin... Il subsiste un petit problème: maître tocard part en congés... Et il ne sera de retour que fin juillet... Sauf que mon ex, qui doit être présent à la signature, part lui aussi en congés fin juillet...

 

Les bras m'en tombent. Je respire. Je ne m'énerve pas. Zen. De toute façon ma collègue adorée (remarque plus qu'ironique) n'en perd pas une miette et écoute (probablement sans comprendre...) tout ce que je dis...

 

Bref, nous trouvons une date commune courant août, elle m'envoie ensuite le projet d'acte et, évidemment, les frais de notaires ont comme par enchantement augmenté de deux milles euros par rapport à l'estimation, et le montant que dois à mon ex (que nous avions fixé ensemble) a subi une diminution sensible...

 

Alors aujourd'hui, je ne lui ai pas téléphoné... Parce qu'autrement à cette heure-ci (il est une heure du mat') elle ne dormirait toujours pas la connasse.

 

Je ferai tout ça demain. Je vais dormir et ça va me faire du bien!

 

Tout ce que vous avez aussi manqué ces derniers jours:
- ma boss qui "égare" les dossier hyper importants pendant quatre mois,
- mon retoucheur qui devait me rendre mes vêtements jeudi dernier, puis vendredi dernier et finalement demain (grouille chéri, je pars en vacances demain moi!)
- le trajet d'avion pour aller en Italie du sud qui va finalement durer dix heures pour cause d'escale de 6 heures dans un aéroport à mi-chemin,
- le café ce soir au resto qui n'est jamais arrivé sur la table mais qui figurait bien sur l'addition...

 

J'en oublie volontairement...  

C'est malin, maintenant que j'ai écrit tout ça j'ai envie de tuer quelqu'un... 

01.07.2008

Marchons...

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Samedi, pendant la marche des fiertés, je prenais le petit train à Versailles avec mes parents, qui sont on ne peut plus fiers d'avoir engendré une petite tarlouze, pour rejoindre le petit trianon et faire une sieste au bord du grand canal.
 
J'aurais défilé avec plaisir si mes parents n'avaient pas été présents ...  Et pas seulement pour avoir la joie de rencontrer mes chouchous Enguerrand et Fabien ou Se non è vero... 
 
J'entends d'ici vos commentaires offusqués me rappelant à l'ordre... Oui, je suis conscient qu'être gay ne se résume pas à avoir un avis sur Kylie Minogue et je suis encore plus conscient du sérieux du thème de la marche de cette année, à savoir lutter contre l’homophobie à l’école... Pas la peine de souligner que je suis la honte des pédés...
 
Je m'interroge sur l'intitulé "marche des fiertés". Je ne me reconnais pas vraiment là-dedans
 
D'un côté, j'en comprends le sens bien sûr...
 
Historiquement, il s'agit de la commémoration des évènements de Stonewall. Dans ce sens la fierté d'être gay, c'était de dire au monde "je suis homo et je vous emmerde".
 
Mais en 2008, c'est quoi la fierté d'être gay, lesbienne, bi ou trans?  
 
Est-ce que ça signifie que nous n'avons pas à avoir honte de ce que nous sommes et de qui nous sommes, que nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone, que les gays, les lesbiennes, les bi et les trans doivent avoir le droit de marcher la tête haute au même titre que tous les gens qui peuplent la société, que l'amour c'est beau quel que soit le sexe, que la société doit combattre à nos côtés toutes les discriminations et oppressions intolérables et inacceptables dont les homos sont victimes jour après jour dans chaque pays du monde? 
 
Je suis complètement en accord avec toutes ces idées. Mais être fier de quelque chose a, pour moi, une connotation différente. Être fier c'est s'enorgueillir de quelque chose. Y a-t-il de quoi être fier d'une chose à laquelle on ne peut rien, qui nous est tombée dessus sans crier gare? 
 
Je suis heureux d'être celui que je suis, mais dire que j'en suis fier reviendrait, selon moi, à dire que c'est mieux d'être gay que d'être hétéro. Est-ce que je suis fier d'être chatain? Est-ce que je suis fier d'être un mec plutôt qu'une fille? Est-ce que je suis fier d'être blanc? Est-ce que je suis fier de ne pas être né pauvre? Est-ce que je suis fier d'être le petit fils d'un juif dont toute la famille est morte dans les camps? Oui, tout de suite c'est beaucoup plus politiquement incorrect et surtout on tombe dans l'absurde...
 
Et pourtant toutes ces affirmations reviennent au même que de proclamer que l'on est fier d'être homo et je pense que je le prendrais mal si un hétéro me disait qu'il était fier d'être hétéro...
 
Je suis profondément pour le droit à la différence et non pour le droit à l'indifférence, trop négatif et uniformisant. La diversité, c'est très beau. C'est ce que représente pour moi la photo ci-dessus prise par un photographe très talentueux le jour de l'Eurogaypride de Madrid en 2007... Ce visage triste et maquillé qui semble fatigué de lutter et pourtant prêt à prendre les armes pour obtenir un peu de reconnaissance.
 
Les messages de la marche sont aussi les miens. Ma sensibilité me porte simplement à être davantage pour une marche des visibilités que pour une marche des fiertés...
 
Mais visibilité ou fierté, j'espère de tout coeur être aux côtés de ceux qui défileront l'an prochain. Tout cela n'engage, bien sûr, que moi et je suis complètement ouvert au dialogue... D'ailleurs, je pense fermer les commentaires de cette note......... Mais non, j'plaisante!
 
Bon, par contre, je n'étais pas fier du tout ce matin dans le couloir de mon boulot, lorsque, mon ipod vissé sur les oreilles, je me suis furieusement et incontrôlablement mis à me déhancher là-dessus:
 
 
 
C'est pas de ma faute, Nick était irrésistible lorsqu'il était jeune. Pas vrai les filles? 

24.06.2008

Vous reprendrez bien un peu d'humanité...

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Ce matin, dans le bus, je me suis trouvé face à mes propres idées préconçues. La porte s'est ouverte, un petit mec s'est engoufré dans la foule des voyageurs...
 
Il m'a immédiatement fait penser à l'un de mes amis: même type de visage, même gestuelle gauche et timide, même type d'habillement un peu approximatif (je ne vous dirai jamais de qui il s'agit...) Il n'a fait aucun doute pour moi que ce mec était gay.
 
Puis, une brunette est apparue dans mon champ de vision, troublant mon petit jeu d'observation. Je l'ai insultée intérieurement de grognasse avant de porter le regard sur d'autres gens, sur la rue qui défilait.
 
A l'arrêt, suivant, tournant à nouveau la tête, j'aperçois la brunette... Et vous savez quoi? A ma grande surprise, elle est en train d'embrasser langoureusement MON petit gay du matin... Non mais qu'est-ce que c'est que ça...
 
Deux solutions: soit elle l'a perverti pendant le temps du trajet, soit j'ai jugé trop hâtivement, sans savoir, sur des idées préconçues... Parce que oui, le noeud de cette histoire est bien là.
 
Je me targue de ne pas juger les autres, ceux qui rangent les autres dans des cases au premier regard me font peur. Je les identifie comme des nazis en puissance prêts à condamner le premier venu dont le visage ne leur conviendrait pas...
 
La vérité, c'est que je ne suis pas différent de ceux que je condamne. J'examine, je dissèque, je juge, je snobe éventuellement...  

N'y a-t-il pas un rapport entre mon attitude et celle de cette enquêtrice téléphonique qui, il y a quelques semaines, sans m'interroger sur ma situation de famille m'a immédiatement demandé la situation professionnelle de "Madâaame"? Et dire que je n'ai même pas eu le cran de lui répondre: "moi madame? Mais je suis une tarlouze, voyons!"
 
Il est humain de projeter son fantasme sur les autres. Parfois, être humain me fait peur.
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