10.02.2009

Vincent et moi

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podcast
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Ai-je déjà mentionné le fait que j'étais quelqu'un de jaloux? Oh... Pas à outrance, je ne crois pas en être arrivé au stade pathologique, mais je ressens parfois cette petite piqûre, là, juste vers le plexus, qui m'indique que je suis contrarié par telle ou telle petite remarque...

Un exemple??? Vincent Delerm. Il est frêle, il parle plus qu'il ne chante, il représente à lui seul tout ce que Paris et Rouen compte de bobos (je n'aime pas les bobos...), il plaît aux minettes qui dorment sous la petite niche qu'elles ont créée à son attention - bougie parfumée à la vanille devant, poster derrière - parce qu'il les fait se sentir si intelligentes lorsqu'elles s'approprient les références qu'il ne cesse d'égrenner au fil de chacun de ses textes.

Et ce même Vincent fait craquer plus qu'il ne l'avoue mon petit tiqui taqui... Alors, puisque la meilleure défense, c'est l'attaque, à la suite de la sortie du dernier album du rouennais, qui, je me dois de le reconnaître, est plutôt pas mal ficelé et agréable à écouter, je lui ai offert des billets pour le concert d'hier soir, à la Cigale.

Alors, sur le coup, galvanisé par la présence de mon cher SpicyNico qui pense, comme moi, que le name droping est un art facile et que les chansons de Delerm sont écrites en deux minutes sur un coin de table, j'avoue que j'ai assisté légèrement impassible au show de Delerm faisant du Delerm, se pastichant lui-même avec sa fausse coolitude et ses phrases à rallonge qui montrent qu'il décrypte parfaitement la société et la pauvre vie de monsieur toutlemonde dans laquelle, et c'est là qu'il est fort, il s'inclut complètement.

Et puis, même si je regrette que les arrangements du dernier album, beaucoup plus travaillés que ceux des précédents, n'aient pas été mieux mis en valeur, je dois avouer que je me suis laissé prendre... Et qu'aujourd'hui, de jolies images, quelques notes agréables et quelques bons mots me restent dans la tête.

Oui, aujourd'hui, je dois l'avouer: j'ai passé un bon moment avec Vincent... Alors ne faites pas comme moi si vous y aller: ne boudez pas votre plaisir, c'est du temps perdu. Même si on ne peut nier que son parcours est fait de quelques facilités, que, même ses quelques réflexions vaguement politiques sont bêtement démagos (du style Sarko c'est pire que Chirac... Nananèreu!) ses mélodies, ses textes et les quelques tableaux qu'il brosse restent dans la tête... C'est déjà pas mal, non?

Et puis finalement, il trouve qu'il a les dents pourries, qu'il fait vieux et que je suis mieux... Alors je n'ai plus de problème avec Vincent Delerm.

Commentaires

Au thé vert les bougies, au thé vert, tu as mal écouté toi.

Ecrit par : spicynico | 10.02.2009

Ne le croyez pas ! Cette note est purement intéressée ! Il veut juste aller voir Roberto Alagna au bassin de Neptune (pauvre Neptune) !

Ecrit par : spicynico | 10.02.2009

Pourquoi faut-il taper un code quand on écrit seulement en commentaire : "connasse" ???

Ecrit par : spicynico | 10.02.2009

En vérité, je vous le dis, il s'est autant fait chier que moi.

Ecrit par : spicynico | 10.02.2009

Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche, Ditom est lâche !

Ecrit par : spicynico | 10.02.2009

Connasse.

Ecrit par : spicynico | 10.02.2009

Ditom a oublié de parler ici des "trouvailles de mise en scène". C'est regrettable. J'aime bien quand Ditom parle de mise en scène.

Ecrit par : spicynico | 10.02.2009

Et oui le parmesan en copeaux, même chez Costes, c'est meilleur.
(ceci étant dit, le parmesan de chez Costes n'est pas très bon)

Ecrit par : nico l'épicier | 10.02.2009

Bon moi j'aime pas vincent delerme et je préfère les bougies à l'ambre.

Ecrit par : Valérie de Haute Savoie | 10.02.2009

Si le vert pomme reste moi je reviens pas, pas envie de me bousiller les yeux sur ce blog.

Ecrit par : L'Arno | 11.02.2009

D'après Pierre Merle, l'expression « Bourgeois-bohème » est apparue en France le 15 juin 2000 dans un article de Courrier international[1]. Ce terme est assez flou. Il a pris cependant en France une valeur plutôt péjorative comme dans la chanson de Renaud Les Bobos, désignant un type de conformisme : des personnes aisées, parisiennes et parisianistes, bien pensantes, de sympathies allant plutôt à la gauche écologiste, ayant de l'affection pour la figure du révolté (Che Guevara, mai 68). Le terme s'éloigne fortement de son sens original aux États-Unis et on peut affirmer qu'il s'est complètement réinventé en France.
(in Wikipédia)

Est-ce que les gens qui n'aiment pas les bobos peuvent me dire ce qu'il n'aiment pas chez les bobos parce que moi parfois je me dis que je dois en faire partie mais alors j'aimerais savoir pourquoi on ne m'aime pas. En même temps, moi, ce sont plutôt les enfants des bobos que je n'aime pas mais ça voudrait dire que moi-même j'ai une vague idée de ce qu'est un bobo.
Je suis perdu.

Ecrit par : L'Arno | 11.02.2009

Eh bien un bobo pour moi, c'est un mec avec les cheveux sales, qui vit comme un sdf parce qu'il se donne une pseudo conscience de gauche alors qu'il gagne confortablement sa vie et qui méprise les personnes qui, selon lui, sont entrées dans le système, alors que lui même ne se rend pas compte qu'il est un pur produit de la société de consommation bien pensante limite réac. Bref, quelqu'un qui ne s'assume pas.
Oui, c'est réducteur. Oui j'aime le vert pomme, oui, je suis chez moi ici.

Ecrit par : Ditom | 11.02.2009

et toc !

Ecrit par : Chickenbaby | 11.02.2009

J'ai rien contre le vert pomme, mais je suis sincère quand je dis que ça me fait mal aux yeux (sur l'écran de mon boulot).

C'est une idée ou mon humour ne passe plus ?

PS. Ouf je n'ai jamais les cheveux sales.

Ecrit par : L'Arno | 12.02.2009

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