08.02.2010
Tu veux de la testostérone?
C'était un cadeau de noël pour lui... J'étais persuadé que je m'ennuierais.
Le jour est arrivé... Le 4 février au Casino de Paris à vingt heures et des poussières, Christophe Maé était en face de nous... Euh... Non, je m'égare, Christophe Maé n'est bon qu'à réciter quelques trucs incompréhensibles en pleurant comme s'il s'était fait un gros bobo en tombant sur un caillou... Sauf que le caillou c'est moi qui ai envie de lui jeter dans la tronche quand il commence à geindre. Enfin, frôler la nullité avec tant d'insistance tient de l'art, il se pourrait donc effectivement que Christophe Maé soit un grand, un très grand artiste en son genre.
Bref, je disais, le 4 février au Casino de Paris à vingt heures et des poussières, Benjamin Biolay était en face de nous.
Dépressif à souhait, fumeur invétéré- trois ou quatre clopes pendant son tour de chant -, énervant dans son costume de petit bourgeois en révolte contre ses parents, sensible à la limite de la sensiblerie - un mauvais article du journal qu'il a nommé lui même "l'aberration" le poussant à déclarer son amour à tout le monde à la fin de chaque chanson- égocentrique, gâté pourri - fustigeant Françoise Hardy d'avoir osé choisir une chanson comme sa préférée dans le répertoire de MONSIEUR-J'AI-ECRIT-CENT-CINQUANTE-TROIS-CHANSONS... Oui, il est tout ça BB.
Et puis... Et puis la magie a opéré... Parce que je m'attendais à un concert mou, à entendre un chanteur sans charisme dans une pâle imitation de Gainsbourg eh bien je suis tombé de ma chaise... Enfin je veux dire que si je n'avais pas été dans la fosse, je serais tombé de ma chaise... Oui, c'était vraiment bien. D'ailleurs j'ai un scoop: Benjamin Biolay bo
uge. Et il bouge plutôt agréablement. Je ne m'attendais pas non plus à un tel déferlement de son: de la pop, du rock, de la trip hop, de l'électro, du piano voix, de la mise en scène, un discours plutôt spontané et de la sensibilité à fleur de peau. Des chansons réarrangées dans leurs moindres détails, une musicalité palpable...Et ses textes,car si désespérés et déprimants soient-ils ce sont de vrais textes, avec une âme, avec des couilles...
Bon, maintenant, je vais faire preuve d'une honnêteté sans borne: peut-être aussi que passer un concert à côté d'un Alexandre "où sont mes trente-trois tours" Beaupain régressif à souhait, cherchant à faire sortir de sa bouche une bulle de chewing gum toujours plus grosse (aaaaaaaah j'ai joui... Ah non, c'est la
ventilation de l'ordinateur qui s'est déclenchée), a aidé à faire de cette soirée une très bonne soirée et à faire tourner les chansons de BB dans ma tête tout au long de cette semaine.
Et lui? Bah lui, il a apprécié son cadeau je crois... Il a même apprécié son cadeau jusqu'à m'en énerver... Quand quelqu'un sort d'un concert et vous lance que le chanteur qu'il vient de voir "pue la testostérone", vous avez le choix entre détester le chanteur et lui prouver en toute mauvaise foi que ce n'est que de la poudre aux yeux et que le chanteur en question n'est qu'une petite tapette, ou prendre l'autre dans vos bras de façon virile en lui demandant: et moi, je ne pue pas la testostérone? Hein?
Vous pensez que j'ai fait quoi?
Eh bien moi je suis une tapette et comme toute tapette qui se respecte, j'ai cogné mes talons par terre en faisant une colère... Mon chéri, si tu voulais de la testostérone, tu as frappé à la mauvaise porte!
23:11 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : benjamin biolay, si tu suis mon regard, casino de paris, alexandre beaupain, spicynico a enfin pu prendre une douche
06.02.2010
D'outre-tombe
Hello vous!
Surpris de constater que je ne suis pas un blogueur tout à fait mort? Eh bien moi aussi à vrai dire... Je pensais que la note de septembre 2009 serait la dernière. Même si, avec le recul, je ne suis pas sûr que finir par une note sur un film américain tout à fait mineur soit très glorieux...
Tout ça pour en venir aux faits: si je reviens vous voir d'outre-tombe aujourd'hui, c'est parce que quelqu'un a dérangé la paix que je croyais éternelle ('cause that's a thrilleeeeeeeeeer!)
Un jour que le froid pénétrait tout mon être enseveli quinze pieds sous terre, il me prend l'idée de vérifier mes messages électroniques sur mon iphone. Eh oui... Pourquoi les blogueurs morts n'auraient-ils pas le droit, eux aussi, de posséder un iphone et de recevoir des messages électroniques?? Hein? Que dit Georges Frêche contre ça?
Donc, en ce jour de frigorification intense, je vérifie mes messages et je découvre , médusé, un message atypique parmi les newsletters du post, les offres SNCF, Nespresso et les factures itunes pour des applications iphone gratuites... Un message de quelqu'un qui me demande si j'ai envie de faire de belles choses avec lui...
Comme à mon âge avancé ce genre de message se fait très rare, je me décide à lire, les mains tremblantes et le regard curieux... Et que vois-je? On m'invite, moi, à participer à un blog collaboratif!!! Est-ce une erreur?
Je cherche à comprendre de qui émane ce billet, je clique sur le lien indiqué et Ô surprise, Ô joie, un blogueur connu, l'inventeur interplanétairement connu du "Bambou magique", a eu l'idée de réunir quelques blogueurs décédés ou certains de ses commentateurs qu'il pense dotés d'une plûme agréable... Et le pire c'est que j'en fais partie!!!!!
L'idée est simple, il s'agit pour chacun de choisir un jour dans le mois et d'écrire une note pour cette occasion, en rapport avec la thématique du blog...
Alors tout simplement, le blogueur en moi a senti que son sang froid et séché se réchauffait peu à peu dans ses veines, que le souffle revenait dans sa bouche, que l'excitation et l'inquiétude du "qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter?..." le reprenait comme au bon vieux temps...
Aujourd'hui, je peux le dire... Tto a ressucité Ditom! Alleluia ;)
PS: le lien c'est par ici: UNE FOIS PAR MOI et je ressortirai de ma tombe tous les 6 du mois (Ah ah ah ah ah ah ah!!!).
11:53 Publié dans Blogue me, Blogue moi | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : une fois par moi, thriller, outre-tombe, tto, la mauritanie c'est mieux que la californie, enfin pour spicynico
24.09.2009
Je suis une blogueuse américaine
C'est fou comme un parisien a du mal à s'occuper dans une (toute) petite ville de province (chronomètre en main: 3 minutes et 9 secondes à pieds pour parcourir les deux tiers du centre-ville)... Ce soir, j'ai fait un truc que les parisiens font... Alors que je suis dans une ville dans laquelle il fait plus de trente degrés au soleil, je suis allé m'enfermer dans une salle obscure pour voir un film que je n'avais même pas très envie de voir à la base, après avoir vérifié qu'il était bien projeté ce soir... Ah là là, ma réputation de pimbêche n'est vraiment pas usurpée.
Je suis donc allé voir Julie and Julia de Nora Ephron. En VF. Bah oui, ici, pas question de compter entendre les voix des acteurs.
Bon, au final, c'est un film très hollywoodien, qui, contre toute attente, ne m'a pas du tout donné faim, même s'il s'agit d'une histoire vraie, pas trop mal jouée (évidemment, comme d'hab', Meryl Streep tire son épingle du jeu).
Sans crier au chef d'oeuvre, ça ne m'a pas déplu... Peut-être parce qu'il est question d'une blogueuse à laquelle il aurait finalement été difficile que je ne m'identifie pas au moins par moments: un mari charmant (so do I), un blog intéressant (so do I et pas le droit de me contredire!), des gens qui l'appellent pour lui demander si ça va bien dès qu'elle écrit un truc un peu plus mollasson que d'habitude (so do I)...
Et surtout ce truc déjà entendu qui m'a tourné dans la tête un bon moment. A la suite de LA scène d'engueulade du film (oui, c'est une comédie américaine alors forcément...) le mec hurle à sa blogueuse: "pas question de raconter ça sur ton blog!" Et elle qui écrit quand même en effaçant tout juste avant d'appuyer sur "publier"...
Une impression de déjà vécu ça!
23:45 Publié dans Blogue me, Blogue moi, Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : julie and julia, meryl streep, nora ephron, nico l'épicier ne sait plus parler français
01.07.2009
The way it makes me feel
J'avais oublié que mon blog était rouge, tiens! J'avais même oublié qu'un jour Ditom avait pu être mon surnom.
Mon blog est comme Michaël Jackson pour moi: j'avais oublié son existence, et constater qu'il est mort me rend nostalgique... Parfois.

Bon pas trop non plus... Sinon, vous connaissez Dubrovnik? Si oui, c'est le moment de m'écrire tout ce qu'il ne faut pas rater là-bas en commentaire ou par mail...
Dépêchez-vous, c'est pour bientôt!
15.05.2009
Baby Boooooooom!

22:18 Publié dans Autour de nous, Me, Myself and I, O Buro | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, enceinte, adoption, nico l'épicier est enceinte aussi
03.05.2009
Trente-trois
Il fallait bien que ça arrive un jour... J'ai trente-trois ans. L'année a été riche. Et je me sens de mieux en mieux. Alors même si, comme chaque année, je déprime un peu aujourd'hui, je me retourne et je regarde le chemin parcouru. Et l'année a été riche. Très riche.
Je ne sais pas pourquoi c'est un cap trente-trois ans (et ne me dites pas que c'est parce que c'est l'âge du Christ, hein...) Je me sens juste de plus en plus proche de moi.
Alors je me souhaite que cette année soit meilleure que celles qui ont précédé mais moins bonne que celle qui la suivra.
Et merci à celui qui se reconnaîtra pour avoir rendu inoubliable l'année de mes trente-deux ans.
20:26 Publié dans Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, trente-trois ans, nico l'épicier est jeune, enfin plus tout à fait
30.04.2009
Psyshow
Extrait d'un rendez-vous du mardi soir:
La psy:
Avez-vous subi la perte d'un membre de votre famille ou d'un proche avant l'âge de 6 ans?
Moi:
Aïe... Je n'avais jamais pensé à relier ces deux éléments.
La psy:
Je pense que nous avons touché un point central.
... Oui, je pense aussi.
10:49 Publié dans Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, psy, nico l'épicier vomit sa mortadelle
11.04.2009
L'élimination des connasses
Au bureau il y a deux connasses.
Pas très original.... Combien d'entre vous subissent des connasses au bureau? Le trip "adolescentes de presque trente cinq hivers qui refusent de grandir et qui se croient cool dans la cour de l'école" moi ça m'exaspère. Pourtant, elles sont comme les copines: leur stock d'ovules baisse à vue d'oeil, alors pas la peine de faire les malines...
Elles ont leurs humeurs, leur cour qu'elles méprisent, leurs rituels... Elles prennent le café pendant des heures, tantôt dans le bureau de l'une, tantôt dans le bureau de l'autre... Elles s'offusquent quand elles s'aperçoivent que le monde arrive très bien à vivre et à s'amuser sans elles. Elles sont mesquines dans tous leurs gestes et leurs propos, elles viennent nous faire chier pour une retenue de 10 euros qu'elles ne comprennent pas sur leur bulletin de paie, elles se sont débrouillées pour avoir une place en HLM alors qu'elles s'en sortent comme des ministres et, paradoxalement, elles montrent leur supériorité en arborant du Gaultier Jeans et des mèches Toni & Guy (bon là je ne peux rien dire... Et ceux qui lisent depuis longtemps le savent ...)
Je ne vais pas continuer longtemps. Vous avez compris que je ne les aime pas les deux mégères. Et elles me le rendent bien. Du coup, il y a deux camps au bureau: les pro et les anti. Un vrai loft version Aziz contre Jean-Edouard, un monde contre l'autre.
Et pourtant, tout cela n'est fondé sur rien. Nous n'avons jamais eu un mot plus haut que l'autre les uns envers les autres. Juste une antipathie innée.
Alors, rien que pour le plaisir:
Pour éliminer la connasse brune tapez 1 et pour élminer la connasse blonde tapez 2
Merci d'avance de votre contribution à l'élimination des connasses.

11:52 Publié dans O Buro | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, connasses, nico l'épicier est une serveuse, mais pas une connasse
11.02.2009
Je vous entends
Des vieux expriment leur mécontentement...
Mon voisin, sensiblement du même âge que moi, me regarde en souriant.
Et soudain, je réalise: sa chambre est en dessous de la mienne, il entend tout...
Je souris en rougissant.
... J'ai passé le reste de l'assemblée générale à feuilleter l'ordre du jour.

21:04 Publié dans Me, Myself and I | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, voisin, nico l'épicier pense que ces choses doivent rester intimes
10.02.2009
Vincent et moi


Ai-je déjà mentionné le fait que j'étais quelqu'un de jaloux? Oh... Pas à outrance, je ne crois pas en être arrivé au stade pathologique, mais je ressens parfois cette petite piqûre, là, juste vers le plexus, qui m'indique que je suis contrarié par telle ou telle petite remarque...
Un exemple??? Vincent Delerm. Il est frêle, il parle plus qu'il ne chante, il représente à lui seul tout ce que Paris et Rouen compte de bobos (je n'aime pas les bobos...), il plaît aux minettes qui dorment sous la petite niche qu'elles ont créée à son attention - bougie parfumée à la vanille devant, poster derrière - parce qu'il les fait se sentir si intelligentes lorsqu'elles s'approprient les références qu'il ne cesse d'égrenner au fil de chacun de ses textes.
Et ce même Vincent fait craquer plus qu'il ne l'avoue mon petit tiqui taqui... Alors, puisque la meilleure défense, c'est l'attaque, à la suite de la sortie du dernier album du rouennais, qui, je me dois de le reconnaître, est plutôt pas mal ficelé et agréable à écouter, je lui ai offert des billets pour le concert d'hier soir, à la Cigale.
Alors, sur le coup, galvanisé par la présence de mon cher SpicyNico qui pense, comme moi, que le name droping est un art facile et que les chansons de Delerm sont écrites en deux minutes sur un coin de table, j'avoue que j'ai assisté légèrement impassible au show de Delerm faisant du Delerm, se pastichant lui-même avec sa fausse coolitude et ses phrases à rallonge qui montrent qu'il décrypte parfaitement la société et la pauvre vie de monsieur toutlemonde dans laquelle, et c'est là qu'il est fort, il s'inclut complètement.
Et puis, même si je regrette que les arrangements du dernier album, beaucoup plus travaillés que ceux des précédents, n'aient pas été mieux mis en valeur, je dois avouer que je me suis laissé prendre... Et qu'aujourd'hui, de jolies images, quelques notes agréables et quelques bons mots me restent dans la tête.
Oui, aujourd'hui, je dois l'avouer: j'ai passé un bon moment avec Vincent... Alors ne faites pas comme moi si vous y aller: ne boudez pas votre plaisir, c'est du temps perdu. Même si on ne peut nier que son parcours est fait de quelques facilités, que, même ses quelques réflexions vaguement politiques sont bêtement démagos (du style Sarko c'est pire que Chirac... Nananèreu!) ses mélodies, ses textes et les quelques tableaux qu'il brosse restent dans la tête... C'est déjà pas mal, non?
Et puis finalement, il trouve qu'il a les dents pourries, qu'il fait vieux et que je suis mieux... Alors je n'ai plus de problème avec Vincent Delerm.
13:46 Publié dans Me, Myself and I, Musique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, vincent delerm, allan et louise, concert à la cigale, nico l'épicier préfère le parmesan en copeaux











